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En attendant la charia

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Corto nous en a parlé: lInstitut Montaigne vient de publier un rapport censé nous démontrer qu’un islam français est possible. L’enquête, auprès d’un échantillon de 15000 personnes, permet de distinguer 3 types de musulmans: une « majorité silencieuse » (46% des sondés), des « conservateurs » (25%) et des « autoritaires » (28%). Mais, lorsque nous regardons le détail de l’enquête, les choses sont beaucoup plus compliquées, comme s’il était difficile de distinguer les musulmans modérés des plus radicaux.

Selon l’Institut Montaigne, le fait qu’il existe en France une majorité silencieuse prouverait que les musulmans sont en majorité bien intégrés: l’auteur du rapport, par ailleurs fondateur des Young Mediterranean Leaders, nous précise que  « leur système de valeurs est en adéquation avec la société française ». Tellement en adéquation, d’ailleurs, qu’ils «contribuent à faire évoluer [la société française] par leurs spécificités religieuses ».

Quelles sont ces spécificités religieuses?  L’enquête met en évidence  un certain nombre de caractéristiques largement partagées par les musulmans: 31 % des enquêtés se rendent une fois par semaine dans une mosquée ou une salle de prière ; environ 65 % des musulmans se déclarent favorables au port du voile ; enfin; 70 % des enquêtés déclarent « toujours » acheter de la viande halal. La mosquée, le voile, la viande halal: c’est donc dans ce sens que des musulmans, que l’on dit parfaitement intégrés, contribuent à faire évoluer la société française ! Sans hésiter, l’Institut Montaigne propose des mesures pour que les Français se soumettent s’adaptent aux pratiques de ces musulmans. Nous nous consolerons en pensant qu’il s’agit de musulmans modérés: cela nous laisse un peu de temps avant l’instauration de la charia.

Après les musulmans modérés, le second groupe, qui représente 25% de l’échantillon, est qualifié de « conservateur »: ce sont des musulmans qui revendiquent la possibilité d’exprimer leur appartenance religieuse dans l’espace public, souvent au mépris de la laïcité. Mais l’Institut Montaigne se veut rassurant: pour ces musulmans, la charia a une grande importante sans toutefois prévaloir sur la loi de la République. C’est seulement le troisième groupe, 28% des musulmans, qui cherche à imposer de façon autoritaire le port du niqab et la stricte application de la charia, en les faisant passer avant les valeurs de la République. En fait, c’est dans ce groupe que l’on trouve ceux qui nous ont déclaré la guerre.

Les islamistes radicaux représentent donc 28% des musulmans! Rien que cela! Combien de personnes cela fait-il? Pour le chercheur Patrick Simon, de l’INED, les musulmans seraient en France entre 3,9 et 4,1 millions. La démographe Michèle Tribalat estimait déjà la population musulmane à 4,2 millions en 2008, ce qui ferait probablement 5 millions aujourd’hui, compte tenu de l’évolution démographique. Le ministère de l’intérieur retient également le chiffre de 5 millions de personnes. Aussi, 28%, cela fait 1,4 millions de radicaux! Si nous ajoutons les 25% de « conservateurs », cela donne 2,6 millions de musulmans qui ne sont pas modérés.

Nous avons un gros problème. Le véritable état d’urgence est là.

Service public

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Quelle coïncidence. La caméra de France Télevision était justement là, sur la Promenade des Anglais, à Nice, pour filmer ce dialogue entre une touriste et une femme qui porte le voile intégral. Alors que les journalistes auraient pu nous présenter des femmes musulmanes normales qui essaient de résister à l’obscurantisme, ils préfèrent donner la parole à une femme en niqab et ainsi servir la soupe aux islamistes, comme si l’islam se réduisait au wahhabisme. La complaisance de la journaliste est d’ailleurs ahurissante: à aucun moment, elle ne fait remarquer que le port du niqab est interdit par la loi. Ce n’est pas surprenant, car nous avions pu remarquer, dernièrement, que France Télévision avait une fâcheuse tendance à interviewer des femmes voilées, et c’est un nouveau palier qui est maintenant franchi: cette séquence n’est rien d’autre qu’une vidéo de propagande, que la journaliste, Emmanuelle Lagarde, semble avoir préparée, sans recul critique, avec Rachid Nekkaz, l’homme d’affaires qui paye les amendes des femmes qui portent le voile intégral. On veut nous persuader ici que le niqab n’est pas porté par provocation -et qu’il est même propice au dialogue. Est-ce pour cela que les Français paient la redevance audiovisuelle?

Flash

Ce mercredi après-midi, je roulais sur l’autoroute sous un soleil de plomb. Le disque de Duke Ellington était terminé et je basculai sur France Inter: il était seize heures et c’était l’heure du flash d’information. Écoutons voir les nouvelles. D’abord, le procès de Jérôme Cahuzac. Puis les conneries habituelles, qui nous montrent qu’il existe en France une forme de plus en plus banale de terrorisme, et qui font que France Inter ressemble de plus en plus, bien involontairement, à Fdesouche.

-Une voiture suspecte, qui n’avait plus de plaque d’immatriculation, a été retrouvée dimanche matin à Paris, aux abords de la cathédrale Notre-Dame: elle contenait au moins six bouteilles de gaz mais celles-ci n’étaient reliées à aucun détonateur. Le propriétaire de la voiture était déjà fiché S, il a été placé en garde à vue puis relâché. 

-À Toulon, dimanche, deux femmes ont été insultées parce qu’elles portaient des shorts et leurs maris ont été violemment passés à tabac par une dizaine de « jeunes ».

-Enfin, toujours dimanche, un détenu, qui se trouve dans l’unité de prévention de la radicalisation de la prison d’Osny, a blessé deux surveillants avec un couteau artisanal.

La réactivité des journalistes de France Inter est étonnante: les informations qu’ils nous ont livrées ce mercredi après-midi datent pour l’essentiel de dimanche! Les pauvres, ils doivent être malheureux, tout-de-même, de n’avoir rien d’autre à nous raconter. Heureusement, ils ont Jérôme Cahuzac. Ça change; il n’est pas musulman, lui.

Discrétion

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Cette semaine, on a vu circuler sur les réseaux sociaux plusieurs photos de cet individu, vêtu et barbu comme une crapule de l’État islamique, à dos d’âne dans les rues de Blois. Blois, dans le Loir-et-Cher. En 2001, j’étais encore enseignant à Blois. Cette année-là, le 11 septembre, n’ayant pas la télévision ni de connexion internet, j’étais allé voir les images des attentats chez un collègue qui habitait dans la ZUP. Au pied de l’immeuble, des pompiers tentaient d’éteindre un véhicule en feu. Nous picolâmes sans retenue et, l’alcool aidant, la répétition quasi hypnotique sur l’écran des tours jumelles qui s’écroulaient, les allées et venues dehors des voitures de pompiers et les youyous qui se faisaient entendre pour une raison mystérieuse dans un appartement voisin, tout concourait ce soir-là à nous donner un sentiment d’irréel et d’étrangeté. Nous étions devenus, en effet, étrangers au monde qui nous entourait. Les semaines suivantes, alors que les premières voix s’élevaient à gauche pour mettre les Français en garde contre les amalgames -comme s’il était nécessaire de rappeler que tous les musulmans ne sont pas des terroristes- les femmes voilées se multiplièrent de façon impressionnante dans la ZUP et dans les rues de Blois.

Depuis, à chaque fois qu’une attaque terroriste est commise au nom de l’islam, c’est le même scénario: au lieu de condamner les attentats, les musulmans se plaignent d’être stigmatisés, ce qui leur permet in fine de jouer les victimes à la place des vraies victimes, et ils se lancent dans une véritable surenchère pour réaffirmer leur visibilité dans la société française. En gros, plus il y a des attentats et plus les musulmans se radicalisent. Cet été, après l’attentat sanglant de Nice, puis l’assassinat du prêtre Jacques Hamel dans une église à Saint-Étienne-du-Rouvray, les Musulmans de France n’ont pas attendu longtemps pour sortir les voiles et les burkinis et pour recommencer de plus belle leur petit jeu pervers: pousser des gémissements et provoquer de nouvelles polémiques. En cela, ils sont soutenus par les habituels gauchistes mais aussi par la presse anglo-saxonne. Cette semaine, le New York Times a ainsi donné la parole à des musulmanes, peut-être même celles qui poussaient des youyous le 11 septembre 2001, et elles ont saisi l’occasion pour se plaindre d’être stigmatisées: «On m’insulte, me crache dessus (littéralement) tous les jours dans le métro, le bus, mon école». Ce témoignage est évidemment extravagant. Vous croisez certainement des musulmanes voilées dans la rue: avez-vous vu de telles scènes? Non, bien sûr. Car nous ne sommes justement pas dans un pays musulman, dans l’un de ces pays où les non-musulmans sont précisément traités de la sorte. En fait, face à l’absence de véritable réaction du peuple français, après les attaques djihadistes, les Musulmans de France en sont donc réduits à inventer des brimades que les Français leur infligeraient. L’une des femmes interrogées dit qu’elle va finir par « partir de ce pays tôt ou tard ». On ne peut que la féliciter: si la civilisation de la France ne leur convient pas, les Musulmans devraient en effet envisager sérieusement d’aller voir ailleurs, dans un pays plus approprié à leurs moeurs -ils nous épargneraient ainsi de prendre la décision désagréable d’une remigration forcée.

Lorsque je vois la photo de cet islamiste sur son âne, qui se promène dans les rues de Blois comme s’il était dans les rues de Mossoul, j’ai envie de devenir violent. Nous sommes en France, bordel. Les gauchistes auront beau nous dire que ce type est libre et que rien n’interdit de se promener à dos d’âne, Edwy Plenel aura beau tweeter des photos de braves paysans français sur des ânes en 1890, il est probable que nous sommes face à une provocation. Mais les gauchistes préfèrent s’indigner lorsque Jean-Pierre Chevènement dit que « les musulmans seraient bien inspirés de faire preuve de discrétion, comme les autres ». Au même moment, des victimes de l’attentat de Nice sont encore hospitalisées.

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Ajout du 6/9/2016:

En fait, en y réfléchissant, je ne sais même pas si ce type sur son âne, dont la présence est mentionnée sur twitter depuis des mois, est dans la provocation… Car, depuis trente ans, nous avons tellement répété aux immigrés qu’ils pouvaient garder en France les moeurs de leur pays d’origine qu’ils doivent trouver normal de se comporter dans le Loir-et-Cher comme s’ils étaient entre le Tigre et l’Euphrate.

Après la plage, le restaurant

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Elles portent le voile mais, comme de vulgaires mécréantes, elles vont dans un restaurant qui n’est pas hallal. Samedi soir, attablées devant un verre d’eau, elles filment avec leur téléphone portable une discussion avec le patron du Cénacle, une étoile au Michelin, à Tremblay:« On ne veut pas être servies par des racistes, monsieur ». Traité de raciste, le restaurateur s’emporte:  « Les racistes ne mettent pas des bombes et ne tuent pas les gens. Les racistes comme moi ». Nous n’avons pas le début de la conversation mais nous sentons bien qu’il s’est déjà passé quelque chose: le restaurateur bafouille sous l’effet de la colère, et son ton excédé tranche avec celui, calme et mielleux, des deux femmes. L’homme va alors commettre l’irréparable: il fait un amalgame («Madame, les terroristes sont musulmans et tous les musulmans sont terroristes») et il se vante même d’être islamophobe: «Je suis dans un pays laïque et j’ai le droit d’avoir une opinion. Des gens comme vous, je n’en veux pas chez moi.» Là, c’est de la folie pure et simple: n’est-il pas interdit, en France, d’avoir une opinion négative de l’islam?

Les deux femmes rentrent chez elles. La vidéo est postée peu avant deux heures du matin sur le compte facebook d’une troisième personne: «Les sœurs qui ont subis cette humiliation sont des sœurs très proches, sous le choc nous ont informées immédiatement et j’ai décidé de relayer cette acte ignoble. Le nécessaire va être fait et elles vont contacter le directeur du CCIF. Nous vous tiendrons informer des suites de ce scandale. Jazakoum ALLAHU KHAYRAN». On se demande qui se cache derrière ce «nous»: le compte, créé en février dernier, est peu alimenté -quelques photos de femmes en burqa et des textes religieux en français et en arabe.

Dans la journée de dimanche, le CCIF a publié une véritable fatwa sur les réseaux sociaux, appelant à « ruiner la réputation du restaurant », et les « jeunes » de Tremblay sont aussitôt allés demander des explications au restaurateur. On a évité de peu le lynchage et, sous la pression, le propriétaire du restaurant a dû présenter des excuses. Laurence Rossignol, ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes, s’est empressée de réagir, en faveur des femmes voilées, bien sûr, et a annoncé sur twitter qu’elle avait « saisi la DILCRA afin d’engager investigations et sanctions contre le comportement intolérable de ce patron de restaurant ». Enfin, le soir, Marwan Muhammad, le directeur du CCIF, tenait meeting à la mosquée de Tremblay, au mépris de l’article 26 de la loi de 1905 selon lequel « il est interdit de tenir des réunions politiques dans les locaux servant habituellement à l’exercice d’un culte. » Aujourd’hui, le restaurateur a fermé son établissement et quitté son domicile avec sa famille: il a été puni;  nous ne sommes plus très loin de la mise en place de tribunaux islamiques.

Il ne fait aucun doute que le restaurateur a été piégé. Les provocations de ce genre vont se multiplier, car les islamistes vont profiter de la faiblesse de l’État pour avancer leurs pions. Nous voyons bien qu’ils cherchent à attiser les tensions: ils veulent exaspérer les Français, qui sont restés étonnamment dignes après les attentats, et, surtout, faire passer les musulmans pour des victimes. C’est ce que l’on appelle «chercher la merde», et cela va certainement mal se terminer.

Les débats de fond ?

Sarkofrance se demande où sont passés les débats de fond.

Il n’y a jamais eu de débat de fond. Prenez notre politique migratoire: elle n’a jamais fait l’objet d’un vrai débat. Depuis quarante ans, nos élites imposent aux Français une immigration massive dont ils ne veulent pas.

Les gens comme Sarkofrance ont toujours interdit le débat car ils sont convaincus qu’on ne peut pas être contre l’immigration. Selon eux, ceux qui remettent en question le dogme immigrationniste sont forcément racistes, xénophobes, voire nazis. Le recours à l’intimidation, à l’insulte et à l’anathème a donc empêché de considérer sereinement les problèmes. Il n’y a jamais eu de débat de fond et nous voyons où nous en sommes aujourd’hui: la France se tiers-mondise, les immigrés sont les premiers à refuser le vivre ensemble, la nation se dissout dans un communautarisme brutal. Et il n’y aura toujours pas de débat de fond parce que, bien sûr, « il ne faut pas faire le jeu du FN ».

Les hommes blancs en ligne de mire

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À force de clientélisme et de lâcheté, le parti socialiste est-il en train de s’ethniciser? Nous sommes arrivés à un point où les propos d’une militante socialiste ressemblent à s’y méprendre aux éructations du parti des indigènes de la république. Ainsi, volant au secours de ces femmes qui vont à la plage en burkini, Laura Slimani, fille de professeurs et ancienne présidente des MJS, s’en prend aux « hommes blancs » -et en opposant « hommes blancs » et « femmes musulmanes », elle semble même induire que l’islam n’est pas une religion de blanc.

« Hommes blancs ». On peut s’étonner qu’une fille née en 1989 à Rouen utilise une expression qui nous renvoie aux temps des colonies. En réalité, elle considère que le temps des colonies n’est pas vraiment terminé : dans son tweet, elle parle de « néocolonialistes ». Le néocolonialisme est un concept mis en avant par le PIR et repris par un certain nombre de gauchistes: il vise à dénoncer le racisme des Français à l’égard des descendants des populations colonisées venues en France après la décolonisation. En gros, la décolonisation ne serait pas terminée et il faudrait désormais débarrasser la France de la domination des Blancs. C’est dans cet état d’esprit qu’un « camp d’été décolonial » se tient du 25 au 28 août à Reims: il réunit les soi-disant victimes du « racisme structurel » -traduisez « racisme d’État » – et, surtout, il est interdit aux personnes blanches. Sous couvert d’antiracisme, une sorte d’apartheid à l’envers.

Cette ethnicisation de la société française semble ravir une certaine gauche -celle qui patauge de façon morbide dans la haine de soi et la repentance. Ainsi, l’inénarrable Laurence De Cock, égérie des profs d’histoire gauchistes, dont les prises de position péremptoires prêtent toujours à sourire, n’a pas manqué d’envoyer ses voeux au« camp décolonial » tout en réussissant -bingo- à caser le mot « résistance »:

Décolonial - Decock

On en est là, en France, en 2016. Pendant quarante ans, la France a accueilli des millions de migrants en provenance de ses ex-colonies: elle leur a offert une couverture sociale et médicale, elle a payé les études de leurs enfants et leur a donné la nationalité française. Pour quels résultats? Le racisme anti-blanc a désormais pignon sur rue. Dans ces conditions, ne faudrait-il pas plutôt considérer le néocolonialisme comme le désir des ex-colonisés de coloniser la patrie des ex-colonisateurs?

La gangrène islamique

Nous savons maintenant que les incidents de Sisco, en Corse, ont éclaté parce qu’une famille d’origine maghrébine avait tenté de « privatiser » la plage, afin de permettre aux femmes de se baigner en burkini. Il devient évident que l’islamisme, en essayant de s’approprier des parties du territoire français, veut tester la République. C’est une façon d’inscrire le communautarisme dans la géographie et, petit-à-petit, la gangrène islamique devrait donc transformer la France en Dar al-Islam.

C’est pour cette raison que le débat sur le burkini, s’il faut l’interdire ou non, blablabla, est un leurre: nous sommes, une fois de plus, à la traîne. Le burkini est évidemment un signe de l’oppression islamiste, qui commence d’abord par opprimer le corps féminin. Mais les femmes qui portent ces vêtements de bain sont avant-tout des militantes et des agents du djihad. Le burkini, comme également le niqab ou encore le hijab, n’a pas d’autre vocation que d’inscrire l’islam dans le paysage, et donc de baliser le territoire français: en remettant en question le droit du pays d’accueil, il participe ainsi à une offensive délibérée pour imposer un modèle de société totalitaire.

Comme le dit Paul Fortune, le fond du problème n’est pas de savoir si nous devons ou non autoriser le burkini: il s’agit de « de savoir qui nous sommes, puis de le faire savoir ». Les islamistes sont en train de provoquer un choc de civilisation et ce n’est pas le moment de capituler. Il est temps d’affirmer notre identité, car, trop longtemps, en disant aux immigrés qu’ils pouvaient venir en France à leur guise et qu’ils pouvaient continuer à vivre comme dans leur pays d’origine, nous leur avons fait penser que la France était un territoire vierge, sans passé ni peuplement. Aujourd’hui, les islamistes ont un coup d’avance. En nous obligeant à réagir à leurs provocations, ils se mettent dans leur rôle préféré, celui des victimes. Or les musulmans dans leur ensemble sont sensibles à cette victimisation et le risque qu’ils s’identifient aux islamistes est important. Enfin, de façon insidieuse, et avec la complicité d’un certain nombre de gauchistes, les islamistes ont réussi à fragiliser la nation au profit du communautarisme: l’AFP parle désormais de tensions entre« communautés corse et maghrébine », comme si les Corses, chez eux, formaient une communauté parmi d’autres. Il apparaît de plus en plus évident, comme le dit justement Jacques Sapir, que le communautarisme est « le terreau d’une guerre civile à venir ».