Après la plage, le restaurant

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Elles portent le voile mais, comme de vulgaires mécréantes, elles vont dans un restaurant qui n’est pas hallal. Samedi soir, attablées devant un verre d’eau, elles filment avec leur téléphone portable une discussion avec le patron du Cénacle, une étoile au Michelin, à Tremblay:« On ne veut pas être servies par des racistes, monsieur ». Traité de raciste, le restaurateur s’emporte:  « Les racistes ne mettent pas des bombes et ne tuent pas les gens. Les racistes comme moi ». Nous n’avons pas le début de la conversation mais nous sentons bien qu’il s’est déjà passé quelque chose: le restaurateur bafouille sous l’effet de la colère, et son ton excédé tranche avec celui, calme et mielleux, des deux femmes. L’homme va alors commettre l’irréparable: il fait un amalgame («Madame, les terroristes sont musulmans et tous les musulmans sont terroristes») et il se vante même d’être islamophobe: «Je suis dans un pays laïque et j’ai le droit d’avoir une opinion. Des gens comme vous, je n’en veux pas chez moi.» Là, c’est de la folie pure et simple: n’est-il pas interdit, en France, d’avoir une opinion négative de l’islam?

Les deux femmes rentrent chez elles. La vidéo est postée peu avant deux heures du matin sur le compte facebook d’une troisième personne: «Les sœurs qui ont subis cette humiliation sont des sœurs très proches, sous le choc nous ont informées immédiatement et j’ai décidé de relayer cette acte ignoble. Le nécessaire va être fait et elles vont contacter le directeur du CCIF. Nous vous tiendrons informer des suites de ce scandale. Jazakoum ALLAHU KHAYRAN». On se demande qui se cache derrière ce «nous»: le compte, créé en février dernier, est peu alimenté -quelques photos de femmes en burqa et des textes religieux en français et en arabe.

Dans la journée de dimanche, le CCIF a publié une véritable fatwa sur les réseaux sociaux, appelant à « ruiner la réputation du restaurant », et les « jeunes » de Tremblay sont aussitôt allés demander des explications au restaurateur. On a évité de peu le lynchage et, sous la pression, le propriétaire du restaurant a dû présenter des excuses. Laurence Rossignol, ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes, s’est empressée de réagir, en faveur des femmes voilées, bien sûr, et a annoncé sur twitter qu’elle avait « saisi la DILCRA afin d’engager investigations et sanctions contre le comportement intolérable de ce patron de restaurant ». Enfin, le soir, Marwan Muhammad, le directeur du CCIF, tenait meeting à la mosquée de Tremblay, au mépris de l’article 26 de la loi de 1905 selon lequel « il est interdit de tenir des réunions politiques dans les locaux servant habituellement à l’exercice d’un culte. » Aujourd’hui, le restaurateur a fermé son établissement et quitté son domicile avec sa famille: il a été puni;  nous ne sommes plus très loin de la mise en place de tribunaux islamiques.

Il ne fait aucun doute que le restaurateur a été piégé. Les provocations de ce genre vont se multiplier, car les islamistes vont profiter de la faiblesse de l’État pour avancer leurs pions. Nous voyons bien qu’ils cherchent à attiser les tensions: ils veulent exaspérer les Français, qui sont restés étonnamment dignes après les attentats, et, surtout, faire passer les musulmans pour des victimes. C’est ce que l’on appelle «chercher la merde», et cela va certainement mal se terminer.

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Les débats de fond ?

Sarkofrance se demande où sont passés les débats de fond.

Il n’y a jamais eu de débat de fond. Prenez notre politique migratoire: elle n’a jamais fait l’objet d’un vrai débat. Depuis quarante ans, nos élites imposent aux Français une immigration massive dont ils ne veulent pas.

Les gens comme Sarkofrance ont toujours interdit le débat car ils sont convaincus qu’on ne peut pas être contre l’immigration. Selon eux, ceux qui remettent en question le dogme immigrationniste sont forcément racistes, xénophobes, voire nazis. Le recours à l’intimidation, à l’insulte et à l’anathème a donc empêché de considérer sereinement les problèmes. Il n’y a jamais eu de débat de fond et nous voyons où nous en sommes aujourd’hui: la France se tiers-mondise, les immigrés sont les premiers à refuser le vivre ensemble, la nation se dissout dans un communautarisme brutal. Et il n’y aura toujours pas de débat de fond parce que, bien sûr, « il ne faut pas faire le jeu du FN ».

Les hommes blancs en ligne de mire

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À force de clientélisme et de lâcheté, le parti socialiste est-il en train de s’ethniciser? Nous sommes arrivés à un point où les propos d’une militante socialiste ressemblent à s’y méprendre aux éructations du parti des indigènes de la république. Ainsi, volant au secours de ces femmes qui vont à la plage en burkini, Laura Slimani, fille de professeurs et ancienne présidente des MJS, s’en prend aux « hommes blancs » -et en opposant « hommes blancs » et « femmes musulmanes », elle semble même induire que l’islam n’est pas une religion de blanc.

« Hommes blancs ». On peut s’étonner qu’une fille née en 1989 à Rouen utilise une expression qui nous renvoie aux temps des colonies. En réalité, elle considère que le temps des colonies n’est pas vraiment terminé : dans son tweet, elle parle de « néocolonialistes ». Le néocolonialisme est un concept mis en avant par le PIR et repris par un certain nombre de gauchistes: il vise à dénoncer le racisme des Français à l’égard des descendants des populations colonisées venues en France après la décolonisation. En gros, la décolonisation ne serait pas terminée et il faudrait désormais débarrasser la France de la domination des Blancs. C’est dans cet état d’esprit qu’un « camp d’été décolonial » se tient du 25 au 28 août à Reims: il réunit les soi-disant victimes du « racisme structurel » -traduisez « racisme d’État » – et, surtout, il est interdit aux personnes blanches. Sous couvert d’antiracisme, une sorte d’apartheid à l’envers.

Cette ethnicisation de la société française semble ravir une certaine gauche -celle qui patauge de façon morbide dans la haine de soi et la repentance. Ainsi, l’inénarrable Laurence De Cock, égérie des profs d’histoire gauchistes, dont les prises de position péremptoires prêtent toujours à sourire, n’a pas manqué d’envoyer ses voeux au« camp décolonial » tout en réussissant -bingo- à caser le mot « résistance »:

Décolonial - Decock

On en est là, en France, en 2016. Pendant quarante ans, la France a accueilli des millions de migrants en provenance de ses ex-colonies: elle leur a offert une couverture sociale et médicale, elle a payé les études de leurs enfants et leur a donné la nationalité française. Pour quels résultats? Le racisme anti-blanc a désormais pignon sur rue. Dans ces conditions, ne faudrait-il pas plutôt considérer le néocolonialisme comme le désir des ex-colonisés de coloniser la patrie des ex-colonisateurs?

La gangrène islamique

Nous savons maintenant que les incidents de Sisco, en Corse, ont éclaté parce qu’une famille d’origine maghrébine avait tenté de « privatiser » la plage, afin de permettre aux femmes de se baigner en burkini. Il devient évident que l’islamisme, en essayant de s’approprier des parties du territoire français, veut tester la République. C’est une façon d’inscrire le communautarisme dans la géographie et, petit-à-petit, la gangrène islamique devrait donc transformer la France en Dar al-Islam.

C’est pour cette raison que le débat sur le burkini, s’il faut l’interdire ou non, blablabla, est un leurre: nous sommes, une fois de plus, à la traîne. Le burkini est évidemment un signe de l’oppression islamiste, qui commence d’abord par opprimer le corps féminin. Mais les femmes qui portent ces vêtements de bain sont avant-tout des militantes et des agents du djihad. Le burkini, comme également le niqab ou encore le hijab, n’a pas d’autre vocation que d’inscrire l’islam dans le paysage, et donc de baliser le territoire français: en remettant en question le droit du pays d’accueil, il participe ainsi à une offensive délibérée pour imposer un modèle de société totalitaire.

Comme le dit Paul Fortune, le fond du problème n’est pas de savoir si nous devons ou non autoriser le burkini: il s’agit de « de savoir qui nous sommes, puis de le faire savoir ». Les islamistes sont en train de provoquer un choc de civilisation et ce n’est pas le moment de capituler. Il est temps d’affirmer notre identité, car, trop longtemps, en disant aux immigrés qu’ils pouvaient venir en France à leur guise et qu’ils pouvaient continuer à vivre comme dans leur pays d’origine, nous leur avons fait penser que la France était un territoire vierge, sans passé ni peuplement. Aujourd’hui, les islamistes ont un coup d’avance. En nous obligeant à réagir à leurs provocations, ils se mettent dans leur rôle préféré, celui des victimes. Or les musulmans dans leur ensemble sont sensibles à cette victimisation et le risque qu’ils s’identifient aux islamistes est important. Enfin, de façon insidieuse, et avec la complicité d’un certain nombre de gauchistes, les islamistes ont réussi à fragiliser la nation au profit du communautarisme: l’AFP parle désormais de tensions entre« communautés corse et maghrébine », comme si les Corses, chez eux, formaient une communauté parmi d’autres. Il apparaît de plus en plus évident, comme le dit justement Jacques Sapir, que le communautarisme est « le terreau d’une guerre civile à venir ».

Un pays en voie de sous-développement

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Un bus attaqué et incendié, le 28 juillet 2016 à Saint-Denis.

À Paris, le nombre de SDF a augmenté de 50% en trois ans. Ce n’est qu’un aspect du processus de tiers-mondisation de la France. Il y aussi les attentats de ces derniers mois et la violence quotidienne des migrants dans les rues de la capitale. Notre pays ressemble de plus en plus à un pays en voie de sous-développement. Faut-il alors s’étonner, comme le font les médias, que les touristes évitent de venir en France? Qui aurait envie de passer ses vacances en Somalie?

Faut-il avoir peur du peuple?

Après les attentats de Nice et de Saint-Étienne-du-Rouvray, les autorités politiques et religieuses ont lancé avec insistance des appels pressants au calme et à la dignité. Terrorisées par l’éventualité de réactions incontrôlées elles ont sermonné les Français: ne craignez rien tout est sous contrôle ont bafouillé ceux qui gouvernent et ne maîtrisent plus rien, ne vous inquiétez pas nous avons les mesures qui vont tout régler, a asséné l’opposition. Chez les religieux, les catholiques nous ont dit qu’il fallait pardonner, et les musulmans que ce n’est pas ça l’islam. Les juifs sont restés plus discrets, sachant que dans ce genre d’histoire, à la fin c’est toujours sur eux qu’on tape.

Mais faut-il avoir vraiment peur de ce peuple, jusqu’ici  étonnamment maître de ses nerfs?

Il est pourtant confronté au défi d’un islam radical, dont les progrès sont trop visibles, et qui donne la priorité à l’allégeance religieuse, mettant en cause une unité à laquelle les Français tiennent énormément, et les plongeant dans une lourde inquiétude. Qui se transforme en angoisse lorsque le terrorisme islamiste aveugle et barbare, enfant de cet islam radical, plonge le pays dans une succession de tragédies épouvantables. La dimension symbolique des cibles choisies balaye toute velléité de considérer cette guerre,  faiblement létale, sous un angle quantitatif. C’est bien notre pays, en ce qu’il est, qui est attaqué et que l’on veut détruire.

Et malgré tout cela, le peuple français n’a pas bougé. Où sont les attaques de mosquées, les attaques à la voiture bélier, les ratonnades dans les quartiers, les émeutes,  les voitures brûlées…

La suite de cet excellent texte de Régis de Castelnau sur Causeur.