Un pays en voie de sous-développement

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Un bus attaqué et incendié, le 28 juillet 2016 à Saint-Denis.

À Paris, le nombre de SDF a augmenté de 50% en trois ans. Ce n’est qu’un aspect du processus de tiers-mondisation de la France. Il y aussi les attentats de ces derniers mois et la violence quotidienne des migrants dans les rues de la capitale. Notre pays ressemble de plus en plus à un pays en voie de sous-développement. Faut-il alors s’étonner, comme le font les médias, que les touristes évitent de venir en France? Qui aurait envie de passer ses vacances en Somalie?

Faut-il avoir peur du peuple?

Après les attentats de Nice et de Saint-Étienne-du-Rouvray, les autorités politiques et religieuses ont lancé avec insistance des appels pressants au calme et à la dignité. Terrorisées par l’éventualité de réactions incontrôlées elles ont sermonné les Français: ne craignez rien tout est sous contrôle ont bafouillé ceux qui gouvernent et ne maîtrisent plus rien, ne vous inquiétez pas nous avons les mesures qui vont tout régler, a asséné l’opposition. Chez les religieux, les catholiques nous ont dit qu’il fallait pardonner, et les musulmans que ce n’est pas ça l’islam. Les juifs sont restés plus discrets, sachant que dans ce genre d’histoire, à la fin c’est toujours sur eux qu’on tape.

Mais faut-il avoir vraiment peur de ce peuple, jusqu’ici  étonnamment maître de ses nerfs?

Il est pourtant confronté au défi d’un islam radical, dont les progrès sont trop visibles, et qui donne la priorité à l’allégeance religieuse, mettant en cause une unité à laquelle les Français tiennent énormément, et les plongeant dans une lourde inquiétude. Qui se transforme en angoisse lorsque le terrorisme islamiste aveugle et barbare, enfant de cet islam radical, plonge le pays dans une succession de tragédies épouvantables. La dimension symbolique des cibles choisies balaye toute velléité de considérer cette guerre,  faiblement létale, sous un angle quantitatif. C’est bien notre pays, en ce qu’il est, qui est attaqué et que l’on veut détruire.

Et malgré tout cela, le peuple français n’a pas bougé. Où sont les attaques de mosquées, les attaques à la voiture bélier, les ratonnades dans les quartiers, les émeutes,  les voitures brûlées…

La suite de cet excellent texte de Régis de Castelnau sur Causeur.

Croisée des chemins

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Nous ne pouvons pas nous habituer au terrorisme. Les mensonges et la lâcheté de nos dirigeants, pour maintenir l’illusion du vivre-ensemble, vont conduire la France à la catastrophe. Les attentats qui se succèdent montrent à quel point la politique migratoire de ces quarante dernières années a été une erreur. Ce soir, dans son allocution télévisée, François Hollande donnait l’impression pénible d’être mort de trouille: après l’attaque terroriste de Nice puis l’assassinat d’un prêtre ce matin par des djihadistes à Saint-Etienne-du-Rouvray, il craint des représailles ou des affrontements. La peur habituelle de l’extrême-droite, tant de fois instrumentalisée. En réalité, s’il y a des violences, les politiciens, mais aussi les journalistes ou encore les juges qui libèrent des apprentis djihadistes seront en première ligne: c’est contre eux que la colère des Français s’accroît. Cela fait un an que nos dirigeants nous disent que nous sommes en guerre: il serait temps de livrer bataille. Qu’attend-on pour se montrer impitoyable avec les islamistes? Les mosquées radicales doivent être fermées -et non pas protégées- et les musulmans qui refusent les règles de la vie en France doivent être expulsés sans compassion. Il faut terroriser les terroristes et leurs complices. Souvenons-nous de Danton qui disait: «Soyons terribles pour éviter au peuple de l’être» -si l’État continue à être défaillant, la situation deviendra en effet incontrôlable.

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Promotion Voltaire

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Vendredi, dans la grande mosquée de Lyon, le préfet de région Michel Delpuech est intervenu devant ses « amis musulmans » pour les rassurer: « Je condamne avec la plus grande fermeté, des actes ignobles qui, en désignant à la vindicte votre communauté, rappellent, ni plus ni moins, les méthodes qui conduisirent les nazis à la Nuit de Cristal ». Les actes ignobles en question n’ont pas fait 84 morts: ce n’est qu’un graffiti misérablement inscrit sur un mur de clôture de la mosquée de Bron. Le préfet n’a donc pas hésité pas à comparer le sort des musulmans, aujourd’hui en France, au supplice des juifs dans l’Allemagne nazie des années trente. C’est indécent. C’est une honte pour l’intelligence et la République.

Défaitisme

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Depuis plus d’un an, le premier ministre Manuel Valls n’arrête pas de répéter qu’il va falloir s’habituer à vivre avec la menace terroriste. Cette forme de capitulation, qui donne l’impression que la France se résigne à voir ses enfants assassinés, est purement scandaleuse. Comme si les djihadistes avaient besoin d’être encouragés, le gouvernement a également décidé, suivant la volonté du président de la République, de créer une nouvelle décoration, la Médaille nationale de reconnaissance aux victimes du terrorisme. Alors que l’on décorait auparavant ceux qui avaient rendu des « mérites éminents » à la Nation, on va désormais décorer ceux qui sont morts sans avoir combattu, seulement parce qu’ils se trouvaient au mauvais endroit, au mauvais moment. À défaut de nous protéger, l’État crée donc la médaille du mourir-ensemble: je ne suis pas sûr que l’on mènera les Français à la victoire avec un tel hochet.

Excuses en vrac

Mardi, dans la presse italienne, l’imam d’une mosquée de Nice explique sans complexe que « la laïcité française est responsable des attentats« . Samedi, sur France Infol’historienne Hélène Miard Delacroix explique que l’Allemagne est moins touchée par le terrorisme parce qu’elle est « plus ouverte que la France et qu’elle n’a pas une laïcité aussi affirmée« . Les attentats à Bagdad et à Kaboul, c’est aussi à cause de la laïcité?

On a entendu également le sociologue Raphaël Liogier, invité par BFMTV, dire que la France est visée par des attentats parce qu’elle stigmatise le voile islamique. Peut-il nous expliquer, alors, pourquoi il y a des attentats en Irak? À cause de la colonisation de l’Algérie, peut-être?

Ainsi, certains universitaires n’hésitent pas à voler au secours des terroristes islamistes en leur trouvant des excuses. Raphaël Liogier devrait peut-être songer à démissionner de la fonction publique. Il pourra ainsi jouer les experts à temps complet sur OummaTV.

Munich

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Sur i-Télé, le soir de la tuerie de Munich, les journalistes entretenaient savamment le suspens: peut-être le tueur était-il d’extrême-droite. Malheureusement, il s’agit -encore! d’un déséquilibré qui, sans doute par hasard, est aussi musulman, à l’instar de ce réfugié afghan armé d’une hache qui a attaqué quelques jours plus tôt les passagers d’un train en Bavière. Mais les journalistes ne renoncent pas facilement à la piste de l’extrême-droite: à défaut de mieux, ils nous répètent donc la version de la police allemande, selon laquelle « le lien est évident avec le tueur norvégien Breivik« .

Les gauchistes boycottent la Marseillaise

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Le 18 juillet, à Grenoble, cinq élus écologistes et d’extrême-gauche ont refusé de se lever pour entonner la Marseillaise après une minute de silence en mémoire des victimes de l’attentat de Nice. Une partie de la gauche en est donc arrivée à ce point, incapable de rendre hommage à des concitoyens tombés un 14-juillet. 

Notre classe politique est nulle

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Notre classe politique est nulle. Elle a un temps de retard; elle donne l’impression de courir après l’événement. On a pu encore le vérifier avec François Hollande qui a annoncé en vingt-quatre heure que l’état d’urgence prendrait fin le 26 juillet puis qu’il allait être prolongé de trois mois. Mais, surtout, notre classe politique est comme tétanisée au moment d’analyser la situation. Les attaques terroristes frappent nécessairement par surprise: l’état d’urgence, qui mobilise des milliers de militaires, de gendarmes et de policiers, n’empêchera pas de nouveaux attentats -mais il va fatalement épuiser les forces de l’ordre. Le chef de l’État a également annoncé l’intensification des frappes françaises contre l’État islamique, en Irak et en Syrie: «Nous continuerons à frapper ceux qui, justement, nous attaquent sur notre propre sol, dans leur repère». N’a-t-il donc pas compris que le danger est sur le sol français et que c’est donc en France qu’il faudrait, alors, frapper?