La gangrène islamique

Nous savons maintenant que les incidents de Sisco, en Corse, ont éclaté parce qu’une famille d’origine maghrébine avait tenté de « privatiser » la plage, afin de permettre aux femmes de se baigner en burkini. Il devient évident que l’islamisme, en essayant de s’approprier des parties du territoire français, veut tester la République. C’est une façon d’inscrire le communautarisme dans la géographie et, petit-à-petit, la gangrène islamique devrait donc transformer la France en Dar al-Islam.

C’est pour cette raison que le débat sur le burkini, s’il faut l’interdire ou non, blablabla, est un leurre: nous sommes, une fois de plus, à la traîne. Le burkini est évidemment un signe de l’oppression islamiste, qui commence d’abord par opprimer le corps féminin. Mais les femmes qui portent ces vêtements de bain sont avant-tout des militantes et des agents du djihad. Le burkini, comme également le niqab ou encore le hijab, n’a pas d’autre vocation que d’inscrire l’islam dans le paysage, et donc de baliser le territoire français: en remettant en question le droit du pays d’accueil, il participe ainsi à une offensive délibérée pour imposer un modèle de société totalitaire.

Comme le dit Paul Fortune, le fond du problème n’est pas de savoir si nous devons ou non autoriser le burkini: il s’agit de « de savoir qui nous sommes, puis de le faire savoir ». Les islamistes sont en train de provoquer un choc de civilisation et ce n’est pas le moment de capituler. Il est temps d’affirmer notre identité, car, trop longtemps, en disant aux immigrés qu’ils pouvaient venir en France à leur guise et qu’ils pouvaient continuer à vivre comme dans leur pays d’origine, nous leur avons fait penser que la France était un territoire vierge, sans passé ni peuplement. Aujourd’hui, les islamistes ont un coup d’avance. En nous obligeant à réagir à leurs provocations, ils se mettent dans leur rôle préféré, celui des victimes. Or les musulmans dans leur ensemble sont sensibles à cette victimisation et le risque qu’ils s’identifient aux islamistes est important. Enfin, de façon insidieuse, et avec la complicité d’un certain nombre de gauchistes, les islamistes ont réussi à fragiliser la nation au profit du communautarisme: l’AFP parle désormais de tensions entre« communautés corse et maghrébine », comme si les Corses, chez eux, formaient une communauté parmi d’autres. Il apparaît de plus en plus évident, comme le dit justement Jacques Sapir, que le communautarisme est « le terreau d’une guerre civile à venir ».