Discrétion

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Cette semaine, on a vu circuler sur les réseaux sociaux plusieurs photos de cet individu, vêtu et barbu comme une crapule de l’État islamique, à dos d’âne dans les rues de Blois. Blois, dans le Loir-et-Cher. En 2001, j’étais encore enseignant à Blois. Cette année-là, le 11 septembre, n’ayant pas la télévision ni de connexion internet, j’étais allé voir les images des attentats chez un collègue qui habitait dans la ZUP. Au pied de l’immeuble, des pompiers tentaient d’éteindre un véhicule en feu. Nous picolâmes sans retenue et, l’alcool aidant, la répétition quasi hypnotique sur l’écran des tours jumelles qui s’écroulaient, les allées et venues dehors des voitures de pompiers et les youyous qui se faisaient entendre pour une raison mystérieuse dans un appartement voisin, tout concourait ce soir-là à nous donner un sentiment d’irréel et d’étrangeté. Nous étions devenus, en effet, étrangers au monde qui nous entourait. Les semaines suivantes, alors que les premières voix s’élevaient à gauche pour mettre les Français en garde contre les amalgames -comme s’il était nécessaire de rappeler que tous les musulmans ne sont pas des terroristes- les femmes voilées se multiplièrent de façon impressionnante dans la ZUP et dans les rues de Blois.

Depuis, à chaque fois qu’une attaque terroriste est commise au nom de l’islam, c’est le même scénario: au lieu de condamner les attentats, les musulmans se plaignent d’être stigmatisés, ce qui leur permet in fine de jouer les victimes à la place des vraies victimes, et ils se lancent dans une véritable surenchère pour réaffirmer leur visibilité dans la société française. En gros, plus il y a des attentats et plus les musulmans se radicalisent. Cet été, après l’attentat sanglant de Nice, puis l’assassinat du prêtre Jacques Hamel dans une église à Saint-Étienne-du-Rouvray, les Musulmans de France n’ont pas attendu longtemps pour sortir les voiles et les burkinis et pour recommencer de plus belle leur petit jeu pervers: pousser des gémissements et provoquer de nouvelles polémiques. En cela, ils sont soutenus par les habituels gauchistes mais aussi par la presse anglo-saxonne. Cette semaine, le New York Times a ainsi donné la parole à des musulmanes, peut-être même celles qui poussaient des youyous le 11 septembre 2001, et elles ont saisi l’occasion pour se plaindre d’être stigmatisées: «On m’insulte, me crache dessus (littéralement) tous les jours dans le métro, le bus, mon école». Ce témoignage est évidemment extravagant. Vous croisez certainement des musulmanes voilées dans la rue: avez-vous vu de telles scènes? Non, bien sûr. Car nous ne sommes justement pas dans un pays musulman, dans l’un de ces pays où les non-musulmans sont précisément traités de la sorte. En fait, face à l’absence de véritable réaction du peuple français, après les attaques djihadistes, les Musulmans de France en sont donc réduits à inventer des brimades que les Français leur infligeraient. L’une des femmes interrogées dit qu’elle va finir par « partir de ce pays tôt ou tard ». On ne peut que la féliciter: si la civilisation de la France ne leur convient pas, les Musulmans devraient en effet envisager sérieusement d’aller voir ailleurs, dans un pays plus approprié à leurs moeurs -ils nous épargneraient ainsi de prendre la décision désagréable d’une remigration forcée.

Lorsque je vois la photo de cet islamiste sur son âne, qui se promène dans les rues de Blois comme s’il était dans les rues de Mossoul, j’ai envie de devenir violent. Nous sommes en France, bordel. Les gauchistes auront beau nous dire que ce type est libre et que rien n’interdit de se promener à dos d’âne, Edwy Plenel aura beau tweeter des photos de braves paysans français sur des ânes en 1890, il est probable que nous sommes face à une provocation. Mais les gauchistes préfèrent s’indigner lorsque Jean-Pierre Chevènement dit que « les musulmans seraient bien inspirés de faire preuve de discrétion, comme les autres ». Au même moment, des victimes de l’attentat de Nice sont encore hospitalisées.

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Ajout du 6/9/2016:

En fait, en y réfléchissant, je ne sais même pas si ce type sur son âne, dont la présence est mentionnée sur twitter depuis des mois, est dans la provocation… Car, depuis trente ans, nous avons tellement répété aux immigrés qu’ils pouvaient garder en France les moeurs de leur pays d’origine qu’ils doivent trouver normal de se comporter dans le Loir-et-Cher comme s’ils étaient entre le Tigre et l’Euphrate.

Après la plage, le restaurant

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Elles portent le voile mais, comme de vulgaires mécréantes, elles vont dans un restaurant qui n’est pas hallal. Samedi soir, attablées devant un verre d’eau, elles filment avec leur téléphone portable une discussion avec le patron du Cénacle, une étoile au Michelin, à Tremblay:« On ne veut pas être servies par des racistes, monsieur ». Traité de raciste, le restaurateur s’emporte:  « Les racistes ne mettent pas des bombes et ne tuent pas les gens. Les racistes comme moi ». Nous n’avons pas le début de la conversation mais nous sentons bien qu’il s’est déjà passé quelque chose: le restaurateur bafouille sous l’effet de la colère, et son ton excédé tranche avec celui, calme et mielleux, des deux femmes. L’homme va alors commettre l’irréparable: il fait un amalgame («Madame, les terroristes sont musulmans et tous les musulmans sont terroristes») et il se vante même d’être islamophobe: «Je suis dans un pays laïque et j’ai le droit d’avoir une opinion. Des gens comme vous, je n’en veux pas chez moi.» Là, c’est de la folie pure et simple: n’est-il pas interdit, en France, d’avoir une opinion négative de l’islam?

Les deux femmes rentrent chez elles. La vidéo est postée peu avant deux heures du matin sur le compte facebook d’une troisième personne: «Les sœurs qui ont subis cette humiliation sont des sœurs très proches, sous le choc nous ont informées immédiatement et j’ai décidé de relayer cette acte ignoble. Le nécessaire va être fait et elles vont contacter le directeur du CCIF. Nous vous tiendrons informer des suites de ce scandale. Jazakoum ALLAHU KHAYRAN». On se demande qui se cache derrière ce «nous»: le compte, créé en février dernier, est peu alimenté -quelques photos de femmes en burqa et des textes religieux en français et en arabe.

Dans la journée de dimanche, le CCIF a publié une véritable fatwa sur les réseaux sociaux, appelant à « ruiner la réputation du restaurant », et les « jeunes » de Tremblay sont aussitôt allés demander des explications au restaurateur. On a évité de peu le lynchage et, sous la pression, le propriétaire du restaurant a dû présenter des excuses. Laurence Rossignol, ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes, s’est empressée de réagir, en faveur des femmes voilées, bien sûr, et a annoncé sur twitter qu’elle avait « saisi la DILCRA afin d’engager investigations et sanctions contre le comportement intolérable de ce patron de restaurant ». Enfin, le soir, Marwan Muhammad, le directeur du CCIF, tenait meeting à la mosquée de Tremblay, au mépris de l’article 26 de la loi de 1905 selon lequel « il est interdit de tenir des réunions politiques dans les locaux servant habituellement à l’exercice d’un culte. » Aujourd’hui, le restaurateur a fermé son établissement et quitté son domicile avec sa famille: il a été puni;  nous ne sommes plus très loin de la mise en place de tribunaux islamiques.

Il ne fait aucun doute que le restaurateur a été piégé. Les provocations de ce genre vont se multiplier, car les islamistes vont profiter de la faiblesse de l’État pour avancer leurs pions. Nous voyons bien qu’ils cherchent à attiser les tensions: ils veulent exaspérer les Français, qui sont restés étonnamment dignes après les attentats, et, surtout, faire passer les musulmans pour des victimes. C’est ce que l’on appelle «chercher la merde», et cela va certainement mal se terminer.